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 Littérature : le poète y voit sa fille Léopoldine Hugo pour la dernière fois, article publié le Sun, 11 Mar 2012 21:55:58 +0200

Un naufrage entre Villequier et Le Havre
Victor Hugo est venu à plusieurs reprises au Havre, comme en 1835 (lire ci-dessus), en 1837 toujours en compagnie de Juliette Drouet, mais aussi en 1843 cette fois pour rendre visite à sa famille en villégiature autour de Léopoldine Hugo mariée au Havrais Charles Vacquerie.
Le couple y a passé une courte nuit après avoir voyagé de six heures du matin à six heures du soir par la diligence du service des maîtres de Postes. « De Dieppe je suis allé au Havre, je suis descendu jusqu’à Elbeuf par le bateau à vapeur. (…) Ce matin à quatre heures, le bateau sortait du Havre. La mer était houleuse, il faisait encore nuit, au point du jour nous atteignions Honfleur et au soleil levant Quillebeuf », écrit-il à Adèle depuis Elbeuf le 10 septembre.
Le navire en question est le luxueux paquebot à aubes Normandie, également un trois-mâts gréé en voiles auriques, dont le lancement en 1835 sur les Chantiers Augustin Normand avait été un événement.
Une famille d'armateurs
Le 15 février 1843, en l’église Saint-Paul de Paris, sa fille Léopoldine s’est mariée avec Charles Vacquerie, frère d’Auguste jeune homme brillant, qui deviendra journaliste et écrivain, et qui s’est lié avec le poète dans la capitale où il a poursuivi de brillantes études. Les deux familles se sont ainsi liées, Adèle Hugo et ses enfants venant en vacances à Villequier, berceau des Vacquerie devenus armateurs au Havre.
Leurs intérêts sont liés à la famille de Nicolas Lefèvre aîné, négociant armateur havrais marié à Marie-Arsène Vacquerie, sœur de Charles et Auguste. Victor Hugo, soucieux de l’avenir de Léopoldine n’était guère favorable au mariage avec Charles et son établissement en province. Il n’y consentira qu’après des négociations avec Nicolas Lefèvre avec qui il se lie d’amitié, et qui promet d’intéresser son beau-frère à ses affaires. Les jeunes époux viennent ainsi s’installer au Havre. « Dans une petite ville comme Le Havre, tout à une importance, écrit-elle à sa mère, (…) Une femme qui passe dans la rue est sûre d’avoir constamment braqué sur elle tous les yeux de la ville. »
Les Lefèvre ont eu trois enfants. L’aîné, Ernest né en 1833, deviendra vice-président de la Chambre des députés et exécuteur testamentaire de Victor Hugo. Mais aussi des jumeaux, Charles-Emile et Paul-Léon nés en 1834. Tous deux mourront successivement en 1839 et 1842. Touché, Victor Hugo écrira deux poèmes. Ils sont gravés sur les stèles du cimetière de Graville où sont les tombes de la famille.
« Ecrit sur le tombeau d’un petit enfant au bord de la mer », s’intitule le premier :
« (…)
« Nature d’où tout sort, nature où tout sombre,
« Feuilles, nids, doux rameaux que l’air n’ose effleurer,
« Ne faites pas de bruit autour de cette tombe ;
« Laissez l’enfant dormir et la mère pleurer »
Nicolas, le père qui avait commencé comme artisan bottier et si bien réussi, avait acquis des terres et bâti une demeure dans cette commune devenue un quartier havrais.
Une journée particulière
Le 9 juillet 1843, Victor Hugo répond enfin aux sollicitations de sa fille de séjourner quelque temps auprès de sa « chère petite colonie du Havre » où il était question de lui trouver un logement, mais il n’y restera finalement que cette journée. Le galant homme s’apprête à son voyage annuel avec son amante Juliette Drouet et doit retrouver auparavant une autre maîtresse, Léonie Biard. Au Havre, il retrouve sa femme Adèle, leurs filles Léopoldine et Adèle, leur fils François-Victor, et leur gendre Charles. Il a probablement passé la nuit dans le pavillon où logeaient depuis début mai son épouse et ses deux enfants, rue Tourneville d’autrefois. Léopoldine et son mari résident là où se trouve l’actuel hôtel de Bordeaux près du bassin du Commerce. « Cette journée passée au Havre est un rayon dans ma pensée ; je ne l’oublierai de ma vie. (…) je suis parti avec un serrement de cœur. Et le matin, en passant près du bassin, j’ai regardé les fenêtres de ma pauvre chère Didine endormie », lui écrit-il. Le matin à 6 h 15, il avait embarqué sur le Normandie, accompagné jusqu’à l’embarcadère du bassin du Roy par son fils François-Victor.
Il ne reverra plus Léopoldine. Le 4 septembre 1843, partie de Caudebec-en-Caux en bateau à voile pour regagner Le Havre après un séjour de 48 heures dans la propriété des Vacquerie à Villequier, elle périra dans un naufrage sur la Seine avec son mari Charles qui venait lui-même de perdre son père.
Pierre Jambou


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