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 Endurance équestre : Patrick Le Hénaff à cœur ouvert, article publié le Fri, 04 Feb 2011 18:01:52 +0200


Les Chevaux de Penhoat : l'air du large
Du saut d’obstacle à l’élevage de chevaux d’endurance il y a plus d’un pas. C’est en l’an 2000 à La Forêt-Fouesnant que Catherine Champagne et Patrick Le Hénaff ont franchi le dernier. Depuis ce petit coin de paradis du Sud-Finistère, les Chevaux de Penhoat ont fait leur chemin. Leurs premiers produits sont arrivés en “nationales”, beaucoup affluent en “jeunes chevaux” et les poulains continuent d’étoffer une offre diversifiée.
C’est une belle histoire. Une histoire d’amour et de passion pour le cheval. Du Pur-sang anglais à l’Arabe, Catherine Champagne et Patrick Le Hénaff ont uni leur destin et aujourd’hui Les Chevaux de Penhoat se sont inscrits dans le paysage de l’endurance. Hissane, cheval en langue arabe, si vous voyez cet affixe dites-vous que cela vient de chez eux. Par jeu, ils s’amusent aussi à trouver des noms arabes originaux, aidés par des amis tunisiens ou marocains.
C’est par l’obstacle, il y a plus de trente ans, que Catherine, chirurgien-dentiste, et Patrick, qui a travaillé en centre équestre et commerçé en sellerie, ont commencé la compétition. C’est aussi ce loisir qui les a fait se rencontrer puis réunir. Les activités de Patrick le conduisaient un peu partout en Bretagne et lui ont apporté une connaissance globale du monde du cheval et de ses principaux acteurs en Bretagne. Un jour « par un heureux hasard », Jean Le Gac, « qui avait alors un petit centre promenade » à Poullaouen dans le Finistère, lui demande s’il peut le véhiculer jusqu’à la course d’endurance de Blain/Le Gâvre en Loire-Atlantique. Devant son accord, il lui suggère aussi d’y participer. Ce sera une révélation pour le couple. Catherine délaissant même rapidement l’obstacle, Patrick plus progressivement, le temps de renouveler leurs chevaux d’alors, uniquement des pur-sang.
Débuts fulgurants
C’était il y a une quinzaine d’années. Cavaliers chevronnés, en l’espace de deux ans ils se retrouvent au haut niveau en endurance grâce notamment à Na Figuroso, un arabe qui fait des étincelles monté par Catherine. Cet étalon, découvert aussi un peu par hasard et désormais bien connu, sera plus tard une des bases de leur élevage. A cette époque, il aurait eu sa place en équipe de France mais à ce moment-là, « Pierre Caze ne voulait pas d’entier… ». L’on sent remonter des regrets chez Patrick qui relève que le sélectionneur national avait changé de politique après.
En 2000, le couple qui a déjà quelques jeunes qu’il élève en vue de les sortir en endurance, décide de se consacrer entièrement au cheval. Ils achètent des terres et louent des prés à La Forêt-Fouesnant, dans le Finistère, commune où ils vivent déjà et d’où Catherine est originaire. A Penhoat, ce sont onze hectares en friche, avec une végétation de plus de deux mètres cinquante de hauteur, que Patrick va transformer en pâture. Ce n’est pas une mince affaire. Et les vieux paysans du coin qui le prenaient pour un fou ne peuvent que saluer aujourd’hui le résultat. Avec l’aide d’un ami, il érige aussi lui-même les bâtiments, écuries et grange. Et quand tout est prêt, Catherine tourne la page de son cabinet dentaire, bien contente de lâcher les contraintes administratives avec la “Sécu”, entre informatisation et autres mises aux normes, compliquant un métier qu’elle appréciait par ailleurs. D’où en partie le « et si on arrêtait tout ! » qui les a conduits à cette nouvelle vie. L’affaire se développant, ils achètent aussi une douzaine d’hectares à un agriculteur voisin qui prend sa retraite tandis qu’un autre leur propose de louer les siennes. Pour ses vieux jours, il préfère voir de beaux chevaux devant chez lui plutôt que des cultures. Il est gâté, il y a des poulains !
Au long cours
Beaucoup de travail, d’expérience, d’investissement et une base d’élevage donc, avant de pouvoir véritablement se lancer. En société civile d’exploitation agricole. « L’élevage, ce n’est pas facile, il faut une réserve financière très importante. Pour en vivre il faut entre cinq et dix ans », estime Patrick en guise de conseil à ceux qui seraient tentés par l’aventure. « Entre le moment où l’on fait saillir une jument et celui où on voit son produit en course, il faut au moins cinq ans ! C’est long, c’est hasardeux… Je n’encouragerais pas un jeune à s’installer, sauf s’il me dit que ses parents ont des sous ! »
« Quand l’on a franchi le pas, nous sommes passés d’une à deux naissances par an à entre cinq et dix. Pas plus, nous privilégions la qualité et ne voulons pas brader. Nous avons un nombre de chevaux raisonnable, l'on peut gérer. Nos tarifs sont aussi raisonnables et affichés sur notre site internet. C’est clair et net. Le prix est conçu en fonction du coût et après, les performances. Concernant les origines, ce n’est pas parce que le père a été bon que le fils sera bon. Je n’ai jamais entendu parler des enfants d’Einstein. La génétique c’est intéressant pour l’éleveur. De façon à essayer de faire le croisement le plus favorable. »
Profils diversifiés
Catherine et Patrick n’essaient pas de faire un produit formaté, standard, mais au contraire d’offrir une diversité. Ils ne souhaitent pas non plus sortir uniquement des chevaux destinés aux 120 et 160 km, courses qui ne concernent que 10 % des cavaliers, mais pour tous. « Pas des mauvais chevaux de 120, mais de bons chevaux d’amateurs. » Comme par exemple un cheval très doux sur lequel les parents peuvent laisser aller seule en toute quiétude leur fille de quatorze ans, comme dit Patrick. « Il y a besoin de chevaux comme cela, et les gens sont prêts à payer un prix correct. » Et pas non plus exclusivement pour l’endurance. Ils les vendent aussi à tout âge, même poulains, contrairement à certains éleveurs qui attendent de les valoriser sur des courses pour en tirer un meilleur prix. « L'on ne sait pas, c’est risqué, il peut y avoir un pépin », prévient-il.
« Pour ce qui concerne les origines des étalons, deux sont égyptiens, un espagnol, un franco-tunisien. Chez les poulinières, nous avons des souches polonaise, espagnole, franco-marocaines-tunisiennes, russo-polonaise, etc. Nous sommes ouverts. J’aime bien acheter un cheval qui, quand je le regarde me plaît. Je me dis, celui-là, il a ça, ça et ça de bien, il me plaît. On l’achète ! » Ils continuent donc de faire des acquisitions, refusant de faire tourner leur élevage en vase clos mais au contraire en l’enrichissant. « Cela fait plaisir aux autres éleveurs. » Une ouverture qui leur permet surtout « de profiter de tous les courants de sang mondialement représentés dans la race arabe où il y a des modèles différents. Cette connaissance est devenu un centre d’intérêt, une passion pour nous ».
Les mariages sont ainsi conçus en fonction des qualités et défauts des poulinières et étalons. La génétique ne semble pas être une science exacte pour tous. « Il y a des surprises », note Patrick. « En génétique, la vraie sélection, c’est sur la descendance, pas sur les ascendants. Quand on a un beau poulain à la naissance, on a naturellement tendance à reproduire le résultat du croisement… Un poulain, on peut le juger facilement dans le premier mois. Après, il commence à grandir, et pas toujours de façon homogène. On peut avoir un sujet d’un an qui est moche et qui sera très beau à quatre ans. » Avec déjà une forte présence en jeunes chevaux comme remarqué au concours de Guimiliau, et les premiers produits arrivés en “nationale”, Les Chevaux de Penhoat convainquent.
Aux petits soins
Catherine et Patrick sont aux petits soins avec les chevaux. S’ils vivent dehors toute l’année, ils bénéficient du micro-climat tempéré du Sud-Finistère et de paddocks ensoleillés et bien abrités par de vieux talus plantés. Le remembrement a épargné La Forêt-Fouesnant. Tous deux les visitent quotidiennement, ne serait-ce que pour leur apporter leur ration de complément alimentaire indispensable. Il faut supplémenter car le sol breton est notamment pauvre en calcaire et cuivre. Ces liens journaliers entretiennent aussi une confiance avec leurs équidés qui sont très familiers et même fort affectueux, voire pot-de-colle pour certains. Pas malheureux les poulains ! Ils restent avec leurs mères une année avant d’être sevrés. Ce qui fait qu’ils sont vraiment solides et équilibrés.
C’est donc avec bonheur que plusieurs propriétaires confient leur monture à l’entraînement et que des cavaliers y mettent les leurs en pension. Au service des autres éleveurs, ils assurent aussi les débourrages et les saillies. Pas de différence selon l’étalon. « Les trois sont au même prix parce que je considère que c’est le même boulot ! » Si Patrick a une vision éthique de l’élevage, il a aussi une bonne dose d’humour !
Pierre Jambou
Voir aussi la galerie photo dans la rubrique “élevage” du site, ici-même dans la rubrique endurance équestre
Visitez également le site de l'élevage
http://chevauxpenhoat.perso.neuf.fr/


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